15 août 2017

Enseignant et Bienveillance

Un dernier cocktail pour démarrer la rentrée
Nous ne sommes pas en classe pour aimer nos élèves ni pour y être aimés… et pourtant je n’ai jamais aussi bien travaillé qu’avec des enseignants avec qui le feeling passait bien. Ce devait être en fait des enseignants fort bienveillants avec moi et mes camarades.
Bienveillance est le mot à la mode et pourtant il n’est pas si jeune que cela. Qu’entend-on vraiment par ce mot ? En quoi est-il essentiel pour enseigner aujourd’hui ? Pourquoi est-il important dans une culture numérique ? Comment faire en classe pour à la fois prendre une posture bienveillante consciemment et permettre à nos élèves de l’acquérir ?
Voici les questions que je me suis posées à la lecture de plusieurs ouvrages et en particulier l’ouvrage du Docteur Philippe Rodet et Yves Desjacques, Le management bienveillant. En effet, je pars ici du postulat que ce qui vaut pour un manager vaut pour un enseignant et un élève.
Alors qu’entend-on par bienveillance ? Don Jean-Rémi Lanavère* propose une définition au travers l’analyse de trois philosophes que sont Aristote, Saint Thomas d’Aquin et Kant.
un regard
Pour Aristote, la bienveillance est d’abord un regard sur la personne. C’est souhaiter gratuitement du bien aux autres, et cette attitude se fonde sur une certaine manière de voir les autres.
une volonté active
Saint Thomas d’Aquin explique qu’il s’agit d’un acte et non pas un simple sentiment. Il s’agit bien d’une volonté d’agir pour le bien d’autrui - de l’aimer au sens propre du terme.
une exigence
Et c’est une exigence qui s’adresse à notre raison d’après Kant. C’est un “devoir d’humanité”, indépendant des variations de notre humeur et du caractère inévitablement sélectif de nos affinités.
Amour, amitié, bienveillance
Pour nos philosophes, la bienveillance est le fondement de l’amitié et de l’amour. Il n’y a pas pour la bienveillance de considération affective.


Bienveillance une exigence professionnelle

Quelle doit être la posture d’un enseignant bienveillant vis-à-vis de ses élèves ? Don Pascal-André Dumont* distingue six éléments que voici.
responsable
L’enseignant a une responsabilité avec une dimension créatrice et qui implique de sa part un engagement à la bienveillance. Un enseignant doit s’affirmer comme bienveillant pour commencer à l’être.
respectueux de la liberté
Il respecte la liberté de la personne humaine au sens large. Il est capable de discerner sur le vrai bien de la personne humaine et sur la manière respectueuse d’y contribuer sans paternalisme ou maternalisme et encore moins le copinage.
confiance
Il sait donner sa confiance sans d’autres récompenses que celle de l’avoir donnée. Il prend le risque qu’elle soit trahie.
patience
Apprendre demande du temps. Il sait donner le temps au temps, car il sait que rien, sans temps, ne résiste au temps.
soutien
Il donne à ses élèves non seulement les moyens matériels pour apprendre, mais aussi le soutien humain, psychologique et moral dont ils ont besoin.
pardon
Il apporte à ses élèves reconnaissance et gratitude dans la réussite et, en cas d’échec, les moyens de la relecture et du rebond.


Ce qu’apporte un enseignant bienveillant

estime de soi
C’est le premier bienfait de la bienveillance d’un enseignant sur ses élèves. Ils se sentent reconnus et valorisés par le regard de leur enseignant.
confiance en soi
L’estime de soi conduit à la confiance en soi. Un vrai regard qui s’appuie sur des faits est un puissant pilier des actes ultérieurs que poseront les élèves dans leur engagement dans leur apprentissage.
responsabilisation
Confiants, les élèves accèdent plus facilement à l’autonomie - capacité des élèves à assumer une responsabilité. Cette responsabilité oriente vers une finalité, donne du sens à la vie. Elle permet d’agir sur son environnement pour apprendre.
don de soi
La responsabilisation déclenche un don de soi entier. Tout de soi aura de la valeur en toutes circonstances.
participation
L’élève perçoit que par son don de lui-même, il participe à un bien commun, à une finalité qui a du sens. Cela lui donne une place d’acteur dans la vie de l’école et de la classe. Cela n’empêche pas l’échec, mais l’élève trouvera dans la bienveillance de son enseignant un chemin pour continuer à avancer et progresser.


L’échec n’existe pas.
Soit on réussit,
soit on apprend !
bonheur
Le bonheur et l’épanouissement de l’élève restent une dimension importante de la finalité du travail. C’est d’autant plus important quand ce travail demande labeur et effort. Des élèves heureux font un enseignant heureux - CQFD.

Oui, mais comment faire ?

Alors il ne s’agit pas ici de faire une liste exhaustive (je compte sur vos commentaires pour cela) mais de présenter quelques exemples d’activités pour permettre aux élèves d’être bienveillants en en comprenant le sens.
Pour démarrer une réflexion avec les élèves, on pourra utiliser l'image des deux pommes et le jeu pour penser positif.
regard
  • Le temps des félicitations : Une fois par semaine, le représentant de classe ouvre la boîte à félicitations dans laquelle se trouvent les papiers sur lesquels les élèves ont noté une bonne action menée par un camarade envers un autre camarade.
  • Ecrire un petit mot (écrit par l’enseignant) pour chacun des élèves pour reconnaitre un bon et bel acte observé en classe.
  • Organiser des jeux coopératifs en mettant les enfants dans des situations de handicap.
exigence
  • Le règlement de classe : inscrire dans le règlement de la classe “Etre bienveillant” tout simplement, enfin après avoir travaillé ce mot avec les élèves.
  • Créer des conseils coopératifs
  • Le principe des trois tamis : "Les trois tamis de la communication sont attribués à Socrate. Passer nos remarques, nos demandes ou nos conseils au travers de ces tamis peut nous aider à adopter un langage valorisant et non violent. Les enfants pourront également adopter ces trois tamis afin d’assurer des échanges constructifs entre eux et avec les adultes." Ce que je vais dire est-il vrai, bon et utile ?
volonté active
  • Développer l’empathie chez les élèves avec Le « jeu des mousquetaires »
  • Le Jeu des Trois Figures est une activité théâtrale que j’ai imaginé en 2006 pour développer l’empathie de la maternelle au collège et réduire la violence. Il est appelé ainsi en référence aux trois personnages de l’agresseur, de la victime et du tiers, que celui-ci soit simple témoin, redresseur de torts ou sauveteur. Il est maintenant présent dans de nombreuses écoles maternelles et élémentaires, et dans quelques collèges.
  • NousVousIls, Méditer à l’école, pour mieux apprendre ? une solution pour mieux se concentrer, gérer ses émotions, et finalement, mieux apprendre ? De plus en plus d’enseignants se lancent dans la méditation de pleine conscience, ou mindfulness.
  • Le jeu du veilleur bienfaisant invisible : Au début d’une période déterminée (semaine par exemple), tous les enfants reçoivent une enveloppe mystère différente qui contient le nom d’un autre enfant sur lequel ils sont chargés de veiller. Ce jeu part du principe que tous les enfants sont capables de faire preuve d’altruisme et d’empathie à partir du moment où l’environnement le leur permet. Le but du jeu est d’être à la fois suffisamment discret dans les bonnes actions, dans les encouragements, dans les sollicitudes pour ne pas être démasqué et suffisamment présent pour être un ange gardien efficace. Un débriefe est réaliser en fin de période pour connaître le retour des enfants : Selon toi, qui était ton veilleur bienfaisant ? Comment vous y êtes vous pris pour rester invisible ? Qu’avez-vous ressenti au cours de cette période ?


Et le numérique dans tout cela ?

Bon si vous me lisez de temps à autre, vous vous demandez peut-être pourquoi je ne vous ai pas parlé de numérique. Et bien détrompez-vous !
Notre monde d’aujourd’hui et de demain est en pleine mutation. Certains y voient de nombreux avantages et d’autres de terribles conséquences. Le tout sera probablement mélangé. Et bien la question “Quelle personne humaine souhaitons-nous ?” a toute son importance.

Le numérique à l’école doit mener vers plus d’humanité (collaboration…) et de responsabilité (partage...). Je vais laisser Michel Guillou définir le numérique :
"Le numérique, ce sont des valeurs et des attitudes nouvellement renforcées, celles du partage, de la connivence, de la collaboration, de l’amitié, du désir, de la responsabilité, de l’écoute de l’autre, de l’attention à ses préoccupations, de la tolérance… Ce sont encore des libertés, celles de l’expression et de l’opinion, de la création, du choix et des orientations, de nouvelles navigations possibles… Ce sont des droits et des devoirs, de la culture, de la raison..."
 et j'ajouterai que le numérique sera meilleur s'il est fait d'hommes et de femmes bienveillants.

Somme toute

Voici quelques éléments de réflexion que je souhaitais partager avec vous. Et les chefs d’établissement, les inspecteurs… Et bien, remplacer, dans les paragraphes ci-dessus, “enseignant” par “directeur” et “élève” par “enseignant” et vous obtiendrez votre réponse !


Merci

Merci à mes coréfléchisseurs sur Twitter : @MilaSaintAnne, @Tcitron, @Charivari1, @svt4ever75, @Romypartage, @DavidVellut, @ClasseGillesTics, @JyDuchemin, @LauraGdn, @AxellePotvin, @agnithara, @carinakpah, @Tyele, @Celmart91, @DelaporteSteph, @delphine_riccio, @chaussisfamily, @lavieauboulot, @edupsycha, @manue10300 @michelguillou


Merci à mes coréfléchisseurs sur Facebook : Martial Pinkowski, Stéphanie Crescent, Morad Tabet, Christine Nivert, Estelle Rivray, Martin Guimard, Valérie Gaumé, Ostiane Mathon, Caroline Faivre


A voir sur le web :

    • Marshall Rosenberg, Eduquer sans récompense ni punition Communication Non Violente, 1h58





    A lire :


    • Céline Alvarez, Les lois naturelles de l’enfant, Les Arènes, Paris, 2016
    • Docteur Philippe Rodet, Yves Desjacques, Le management bienveillant, Eyrolles, Paris, 2017
    • Carl Rogers, être vraiment soi-même: l'approche centrée sur la personne, Eyrolles, Paris, 2012
    • Yviane Rouiller, Jim Howden, La pédagogie coopérative, Reflets de pratiques et approfondissements, La Chenelière, 2009
    • Ostiane Mathon, Réussir sa première classe, ESF, Paris, 2017
    • François Muller, Des enseignants qui apprennent, ce sont des élèves qui réussissent : Le développement professionnel des enseignants, ESF, Paris, 2017

* Prêtre de la Communauté Saint Martin : http://www.communautesaintmartin.org/la-csm/maison-de-formation-don-louis-herve-guiny/

29 avr. 2017

Le livre voyageur

outil de pilotage à distance

Vous avez peut-être déjà croisé ces bibliothèques de rue qui mettent à disposition des livres. Chacun peut déposer un livre que n'importe qui peut emporter. Libre à tout le monde de le rapporter ou d'en mettre un autre à disposition.
https://leslivresdesrues.wordpress.com/
L'idée m'est venue en regardant ma bibliothèque dans mon bureau, de placer un livre dans le casier d'un enseignant, libre à lui de lire ou pas et obligation à lui de le placer dans un autre casier après.


Je me suis glissé dans votre casier. Et j’aurai tellement de plaisir si vous me lisiez !
Mais vous pouvez juste me feuilleter et me relâcher ensuite dans un autre casier.

L'objectif visé est de créer une culture pédagogique commune et de susciter la lecture d'ouvrages pédagogiques. Je suis le premier à me rendre compte que je n'en lis pas assez. Il n'y a, par contre, aucun objectif quantifiable : Je sème sans l'ambition de récolter.
Je tiens juste à jour une fiche de prêt pour mesurer la durée du voyage. 

Après... si j'ai des observations, je vous en ferai part. Comptez sur moi !

26 avr. 2017

Usages numériques à l'école

Voici la présentation réalisée pour une journée de formation sur les usages du numérique l'école.
Rien d'exhaustif. Seulement quelques pistes !

1 janv. 2017

La motivation à l'école

Ou comment travailler avec  plaisir

On pourra toujours défaire et refaire les programmes de l'Education Nationale, se diviser entre pédagogie active, explicite ou bien inversée, il n'en reste pas moins qu'un apprenant n'apprendra que s'il est motivé. Et un enseignant enthousiaste sera toujours plus efficace qu’un enseignant pessimiste. Les critiques sont faciles mais repérer ce qui fonctionne, ce qui va bien n’a pas l’air d’être une évidence dans notre pays.
(Bien évidemment on n’oubliera pas qu'un élève ne pourra pas être motivé si ses besoins fondamentaux ne sont pas comblés. Mais ça, vous le saviez déjà, n'est-ce pas ?)

9 nov. 2016

Parrot : le Guide !

Si vous souhaitez vous lancer dans l'utilisation de robots et ou de drones en classe, vous pouvez commencer par les drones Parrot.
Et voici le premier guide pédagogique de la Team Parrot Educator !
Bonne lecture et lancez vous !



A retrouver sur Slideshare ici : 

28 oct. 2016

Peetch nouvelle version

Voilà la nouvelle version de Peetch 
www.peetch.co

Je vous mets à disposition des fiches pour démarrer avec Peetch ou pour se lancer.

Peetch est avant tout une appli que l'on utilise en fonction des outils à disposition en classe et de sa posture d'enseignant. Il y a donc mille et une façons de s'en servir.

4 juil. 2016

Classer les informations

Rien ne sert de courir, il faut bien s’organiser.

La gestion des informations pour un chef d’établissement est une activité qui peut vite être chronophage et énergivore. Il s’agit à la fois d’être efficace dans la gestion lors de la réception de documents mais aussi au moment de retrouver un document.

Concernant le matériel, chacun doit se sentir libre. Cela dépend des locaux, des moyens alloués, de sa propre personnalité.

Je vous propose ici une manière de gérer les informations papiers et numériques que vous recevrez quotidiennement.

Bien évidemment les documents sensibles papier seront conservés sous clés tout comme les documents numériques (on peut chiffrer un dossier, un disque dur,…) mais ce n’est pas l’objet de ce post.

Pour être vraiment efficace, il faut une excellente hygiène de vie administrative (2 règles oui seulement deux) :
- Je prends un temps chaque jour pour trier.
- Un document sorti est rangé une fois utilisé.

Pour être le plus efficace, le classement papier doit être identique au classement numérique. C’est-à-dire que mes dossiers sont les mêmes sur mon ordinateur que dans mes armoires.

Commençons par le papier…

Le courrier est immédiatement daté. Je place mon courrier dans une bannette (nommée « arrivée »). Ensuite, après une lecture en diagonale, j’aposte un code spécifique au crayon de papier qui m’aidera après pour classer le document au bon endroit. Mais s’opère alors un premier tri :
- Poubelle (elle est vite remplie)
- A classer (il n’y a rien à faire à part classer un papier)
- A traiter.

Ensuite j’ai aussi un trieur à sept compartiments : Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi, Modèles. Et je classe les documents en fonction de leur urgence, de leur importance et selon mon agenda.

Une fois le document traité, il part dans l’une des bannettes suivantes «A classer», «Pour attribution», «A photocopier» ou «A poster».

Pour la gestion des courriels, c’est à peu près le même principe. Mais ce qui est intéressant, c’est qu’on peut automatiser certaines taches grâce aux dossiers, aux filtres… Il ne faut pas hésiter à utiliser la corbeille !

Pour le plan de classement, on en trouve de très simples et de très détaillés. Encore une fois, il faut l’adapter à sa personnalité. Un plan de classement est bon après trois ans d’existence – si l’on prend le temps de le remanier chaque année.

En voici un (Pour rappel, je travaille dans l'Enseignement Catholique) :

A. Pastorale
A.1. Diocèse
A.2. Paroisse
A.3. Institution (projet pastoral)
A.4. Ecole
   A.4.1. Culture religieuse 
   A.4.2. Catéchèse
   A.4.3. Communication
   A.5. Célébrations, Messes
   A.6. Sacrements
   A.7. Textes, Prières (naissance, mort…)

B. Administration
B.1- Personnels
  B.1.1. Enseignants
  B.1.2. ASH
  B.1.3. Personnels OGEC
  B.1.4. Suppléants
  B.1.5. Stagiaires
  B.1.6. Registre des personnels
  B.1.7. Grèves
  B.1.8. Mouvement du personnel
  B.1.9. Planning, agenda,…
  B.1.10. Suivi des personnels (conflits,…)
B.2- Elèves
   B.2.1. Effectifs
   B.2.2. Procédure d’inscription
   B.2.3. Listing
   B.2.4. Sorties
   B.2.5. Certificats de scolarité
   B.2.6. Certificats de radiation
B.3- Inspection
   B.3.1. IA
   B.3.2. IEN
   B.3.3. PMI 

C. Direction
C.1- SGEC
   C.1.1. Statut
   C.1.2. Orientations
C.2- DDEC
   C.2.1. Orientations
  C.2.2. Réunions CE
  C.2.3. Personnes ressources
  C.2.4. Lettres infos
  C.2.5. COMET
C.3- OGEC
  C.3.1. Contrat d’association
  C.3.2. Compte-rendu de réunion
  C.3.3. Conventions collectives
  C.3.4. Activités périscolaires
C.4- Ecole
  C.4.1. Déclaration d’ouverture, contrat d’association…
  C.4.2. Délégations
  C.4.3. Conseils d’école
  C.4.4. Parents correspondants
  C.4.5. Familles (livret d’accueil, réunion de rentrée, cahier de liaison, autorisation…)
  C.4.6. Communication (livret de présentation, PO, affichage,…)
  C.4.7. Plan de formation
C.5. Education Nationale
  C.5.1. Politique gouvernementale
  C.5.2. Socle
  C.5.3. Programmes
C.6- Mairie
  C.6.1. Communication
  C.6.2. Données école
  C.6.3. Projets
C.7- APEL
  C.7.1. UDAPEL
  C.7.2. APEL

D. Animation pédagogique
D.1. Planning, organisation
  D.1.1. planning des classes
  D.1.2. planning des salles
  D.1.3. organisation du matériel
D.2. Rentrée
D.3. Concertations
D.4. Journées pédagogiques
D.5. Harmonisation
  D.5.1. Programmes cycle 1
  D.5.1. Programmes cycle 2
  D.5.3. Programmes cycle 3
  D.6. Projets d’école
  D.6.1. Indicateurs
  D.6.2. Documents de synthèse
  D.6.3. Fiches actions
D.7. Suivi des élèves
  D.7.1. Conseils de cycle
  D.7.2. Equipes éducatives
  D.7.3. Suivi scolaire (assiduité, comportement)
  D.7.4. Suivis sociaux
  D.7.5. MDPH-PPS
  D.7.6. PPRE
  D.7.7. APC
  D.7.8. Stage RAN
  D.7.9. Evaluations diagnostiques
  D.7.10. Orientations
  D.7.11. PAI

E. Animation institutionnelle
E.1. UGSEL
E.2. TUIC
E.3. Maîtrise de la cathédrale
E.4. ASH
E.5. Education à la relation
E.6. Education à la sécurité routière…
E.7. COMET

F. Gestion
F.1. Accidents
F.2. Assurance
F.3. Immobilier et mobilier
  F.3.1. Plans
  F.3.2. Inventaire
  F.3.3. Garantie
  F.3.4. Dégradation
  F.3.5. Travaux, rénovation
  F.3.6. Alarme
  F.3.7. Entretien
F.4. Comptabilité
  F.4.1. Plan quinquennal
  F.4.2. Plan annuel (budgets…)
  F.4.3. Suivi des comptes
  F.4.4. Suivi des commandes
  F.4.5. Photocopieurs, impressions,…
  F.4.6. Tarifs école,…
  F.4.7. Litiges
  F.4.8. Restauration
  F.4.9. Fournitures

G. Sécurité
G.1. Registres de sécurité
G.2. PPMS, plan d’évacuation,…
G.3. Santé
   G.3.1. pharmacie
  G.3.2. information familles (poux,…)

H. Références didactiques et pédagogiques
Voici la liste en .doc

12 mai 2016

J'ai testé pour vous... le i3LIGHTHOUSE

Premier contact... De quoi s'agit-il ?

Grâce au prêt d'un i3LIGHTHOUSE par la société Motiv'solutions, nous avons pu tester avec des élèves de Maternelle ce vidéoprojecteur au sol compact et mobile. Comme l'indique le fabriquant Vanerum, "il s'adapte parfaitement aux espaces de toute taille et peut se ranger n'importe où. Les solides roulettes permettent aux élèves et aux professeurs de le déplacer facilement. Les outils interactifs permettent de développer des compétences à la fois cognitives et sociales tout en s'amusant ! Le coussin rembourré (très utile effectivement) permet aux enseignants d'être assis confortablement tout en continuant d'interagir avec les élèves sans avoir à s'asseoir par terre." Tout est dit ou presque... Nous avions un modèle d'exposition qui avait réalisé déjà de nombreux salons et il était encore en très bon état - gage de qualité à mon avis !

Les enseignantes n'étaient pas forcément très attirées par cet appareil. En effet allait-il être aussi performant que promis, aussi efficace que des activités ordinaires ? Faut-il dépenser environ 3000 € pour juste projeter des images au sol ?
Déplace l'objet avec le stylet.

Elles ont testé avec les élèves les petites activités de prise en main de l'appareil. Rien d'extraordinaire et pourtant ! Quelle surprise de voir les enfants collaborer, s'exprimer et être attentif. D'habitude les enfants qui n'étaient pas acteurs au cours d'une activité attendaaient leur tour patiemment. Mais pas du tout. Ils regardaient et semblaient vivre avec l'élève acteur de l'activité. Les élèves prennent plus facilement la parole, c'est à dire que ceux qui d'habitude restaient silencieux ont participé à l'activité.
Pourquoi un stylet ? L'usage du stylet est important car il limite les contacts intempestifs des doigts qui traînent un peu partout. En plus il donne de l'importance à l'utilisateur... C'est le maître de la parole, celui qui va prendre la décision...
Collaborons !

En conclusion, c'est certes un outil couteux mais de part sa mobilité, sa simplicité de mise en oeuvre et l'attitude très positive des élèves avec ce vidéoprojecteur cela devient un outil rentable en terme pédagogique, bien sûr !





6 mai 2016

Drone de selfies

Lors du dernier festival Infilmement Petit qui avait pour thème " Machine à image", j'ai eu la chance d'animer un atelier "drones et robots" pour des lycéens.

Les élèves avaient à disposition deux robots Thymio et un drone Bebop de chez Parrot muni d'un skycontroller.
Bebop et skycontroller
Après une rapide présentation du matériel et d'un éclairage sur les conditions d'utilisation d'un drone (notice de la DGAC), les élèves sont passés aux essayages.


Et en deux heures comprenant donc présentation, test, prise de vue et montage, les élèves ont réalisé un film tout à fait étonnant...

29 nov. 2015

Tu Peetch -es ?


 Cela fait plusieurs années que je me bats pour que mes élèves écrivent dans des situations réelles de communication. Et oui écrire pour écrire n'est pas très motivant ni même très enthousiasmant. Jusqu'à maintenant, j'utilisais Twitter, un blog, Gdoc,... 

 Mais un jour, au détour d'un clic, j'ai rencontré Antoine et Elisa. Ils avaient créé une appli http://www.peetch.co/. Fun et agréable d'utilisation, cette appli permet de créer des histoires entre amis. Des déclencheurs (trigger) rythment et aident à la rédaction de l'histoire. Mais elle n'est pas très adaptée au milieu scolaire. Je leur demande, à tout hasard, s'ils accepteraient de l'adapter pour des élèves. Et là, banco ! Cette jeune start up ligérienne accepte de faire une version éducative.

 Après quelques réunions, quelques visites en classe, de nombreux tests avec les élèves, l'appli est, à l'heure où j'écris (18h23), en pleine réécriture... 

 Voici les principes que nous avons définis : l'enseignant crée sa classe. Il décide des consignes nécessaires aux élèves. Puis les élèves se connectent et peuvent soit créer une histoire soit en continuer une. Des échanges pourront être possible entre enseignants.

 D'autres rencontres permettront aux élèves de discuter sur les métiers de community manager, développeur, graphiste,... 

Voilà pour cette mise en bouche. La suite dans quelques mois...

10 nov. 2015

Visite enrichie du Musée des Beaux Arts

J'ai déjà présenté l'idée de ce projet ici. Mais vous découvrirez ci-dessous le projet dans son ensemble. La phase préparatoire est, au moment où je rédige ces lignes, terminée.  

Qu'est-ce que la réalité augmentée ?


En résumé

Comme partout où vous allez, vous avez votre téléphone dans la poche, les lieux culturels ne font pas exception. Les musées l’ont bien compris et tentent depuis quelques années de développer au mieux leurs services aux nouveaux usages mobiles, notamment à travers des applications.

Les élèves effectuent des recherches et étudient une œuvre du Musée des Beaux-Arts de Tours. Ils se mettent en relation avec des spécialistes grâce aux courriels, à Skype, à Twitter. Ils réalisent ensuite une capsule vidéo de moins de trois minutes. Cette vidéo comportera une description de l’œuvre et sous forme de chasse aux trésors renverra le visiteur vers une autre œuvre. Chaque vidéo sera déposée sur Dailymotion (http://www.dailymotion.com/fr). Puis les élèves créeront un QRCode (https://www.unitag.io/fr/qrcode), qui devra être placé à côté du cartel de l’œuvre. Les visiteurs, à l’aide de leur smartphone ou de leur tablette pourront accéder aux vidéos.

Compétences visées par ce projet

Enseignement moral et civique
Connaissances :
- se confronter avec des œuvres et des textes dans toutes les disciplines
- acquérir un vocabulaire en lien avec l’identification aux émotions
- connaitre le règlement du musée et la charte informatique
- raisonner pour porter un jugement
- analyser une source d’information
- connaissance de la place des musées dans la vie collective
Attitudes :
- avoir conscience de la contribution nécessaire de chacun à la collectivité
- avoir le sens de la responsabilité par rapport aux autres
- avoir conscience de la nécessité de s’impliquer, de rechercher des occasions d’apprendre
- avoir de la curiosité et de la créativité
Compétences :
- développer l’empathie, se mettre à la place des autres
- se sentir membre d’une communauté
- confronter sa tenue, son langage et son attitude aux contextes de vie
- développer la réflexion critique pour fonder ses jugements
- différencier son intérêt particulier de l’intérêt général
- travailler en autonomie et coopérer
- s’impliquer progressivement dans la vie collective
Maîtrise de la langue française
Connaissances :
- un vocabulaire juste et précis pour désigner des objets réels, des sensations, des émotions
- les structures syntaxiques fondamentales
- les principales règles d’orthographe lexicale et grammaticale
Attitudes :
- la volonté de justesse dans l’expression écrite et orale, du goût pour l’enrichissement du vocabulaire
- l’ouverture à la communication, au dialogue, au débat
Capacités :
- prendre part à un dialogue, un débat : prendre en compte les propos d’autrui, faire valoir son propre point de vue
- adapter sa prise de parole à la situation de communication
- dire de mémoire des textes
- lire à haute voix, de façon expressive, un texte en prose ou en vers
- manifester sa compréhension de textes variés, qu’ils soient documentaires ou littéraires
- rédiger un texte bref, cohérent, construit en paragraphes, correctement ponctué, en respectant des consignes imposées
- utiliser les principales règles d’orthographe lexicale et grammaticale
Culture humaniste
Connaissances
- connaissance d’œuvres littéraires, picturales, théâtrales, musicales, architecturales ou cinématographiques majeures du patrimoine français, européen et mondial (ancien, moderne ou contemporain)
Attitudes
- envie d'avoir une vie culturelle personnelle par la pratique d'une activité culturelle et artistique
- attitude de curiosité pour les productions artistiques, patrimoniales et contemporaines, françaises et étrangères
Capacités
- lire et utiliser différents langages, en particulier les images (différents types de textes, tableaux et graphiques, schémas, représentations cartographiques, représentations d'œuvres d'art, photographies, images de synthèse)
- avoir une approche sensible de la réalité
Maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication
Connaissances :
- savoir que l’usage de ces outils est régi par des règles qui permettent de protéger la propriété intellectuelle, les droits et libertés des citoyens et de se protéger soi-même
Attitudes :
- avoir une attitude critique et réfléchie vis-à-vis de l’information disponible
- avoir une attitude de responsabilité dans l’utilisation des outils interactifs
Capacités :
- créer, produire, traiter, exploiter des données
- s’informer, se documenter
- communiquer, échanger 

Première étape

Chaque enseignant présente le projet à ses élèves ainsi que l’œuvre (voir l’émission « D’art d’art[2] »). La classe est organisée en groupe. Une première visite de découverte des lieux et des œuvres proposées est organisée et animée par l’enseignant. 

Ces derniers effectuent des recherches sur l’œuvre. En classe, une grille de relecture est élaborée. Puis ils rédigent un texte présentant un point de vue original de l’œuvre. Chaque classe partage sa vidéo avec les différents partenaires : classe-miroir, service éducatif du musée,… pour une dernière relecture. Les élèves pourront communiquer par courriels, par Twitter, ou tout autre moyen de communication. Des rencontres seront organisées pour rencontrer des « spécialistes » du Musée.

Deuxième étape 

Chaque classe réalise une capsule vidéo ne devant pas dépasser 3 minutes. Une initiation est à prévoir pour apprendre les rudiments du cadrage et de la prise de vue. Les classes-miroir apportent un regard critique sur les vidéos réalisées.
Après une dernière correction, elle la diffuse sur Dailymotion et Unitag sur un compte dédié au projet. En fonction du temps imparti, les classes peuvent travailler sur une autre œuvre.
Une fois toutes les vidéos et tous les QRCodes réalisés, des affichettes sont réalisées (imprimées et plastifiées) et déposées au Musée des Beaux-Arts pour une durée à déterminer avec le Musée. L’Office du tourisme est informé de la mise en activité du projet.

Troisième étape 

Au bout de sept semaines (soit une période), un temps de relecture est organisé sous la forme d’un formulaire à compléter en ligne. Un temps peut-être organisé près du Musée rassemblant les classes ayant participées au projet. 

Outils mis en place

Chercher


LES ETAPES DE LA RECHERCHE SUR INTERNET

1- Rechercher une information
Ø  Je définis clairement ce que je cherche : quels sont les mots-clés de ma recherche ?
Ø  Je définis les types de documents que je cherche : textes, images, vidéo,…
Ø  J’utilise des opérateurs dans ma recherche : + - "…"
Ø  J’utilise les fonctions de recherche avancée de Google.
2- Evaluer si l’information trouvée est fiable
Ø  Le document correspond-il à ce que je recherche ?
Ø  Quelle est la nature du site ? site institutionnel, associatif, commercial ?
Ø  Est-ce bien le type d'informations dont j'ai besoin ?
Ø  Le document est-il vraiment intéressant ? Qu'apporte-t-il de nouveau ?
Ø  D'où provient l'information ? site français ? francophone ? européen ? autre ?
Ø  Quelle est la date du document ? La date du document est-elle indiquée ?
Ø  Y a-t-il eu des mises à jour ?
Ø  Les sources sont-elles bien indiquées ?
Ø  Je compare avec d’autres sources.
3- Organiser l’information
Ø  Je sauvegarde les informations trouvée avec les favoris, avec Pearltrees, ou sur un document texte.
Ø  Je conserve le nom du site, l’adresse du site, le nom de la page, l’adresse de la page.
4- Communiquer efficacement l’information trouvée
Ø  Je cite toujours la source que j’utilise.

Réaliser une capsule vidéo


Pour ma part, nous utilisons une tablette, fixée sur un trépied et munie d’un déclencheur bluetooth. Ainsi une fois le cadrage fait, on ne touche plus à rien. Les élèves travaillent toujours en binôme. L’appoint en lumière se fait avec une lampe halogène. Si les élèves parlent suffisamment fort, nous n’avons pas besoin de faire un doublage avec un micro.

Un travail préparatoire est nécessaire. Après avoir fait des essais de cadrage avec les élèves munis de tablettes et d’appareils photo apportés par eux, je donne des informations sur le cadrage et la règle des tiers. De nouveaux essais permettent de mettre en évidence les effets produits.

Enfin les élèves réalisent les prises de vue dans la classe devant le tableau sur lequel on fixe un drap de couleur, pendant que les autres élèves travaillent en autonomie. « Silence on tourne ! » crie le caméraman. Silence obligatoire dans la classe. Le présentateur attend quelques secondes avant de commencer. S’il se trompe, bafouille,… pas de problème. Il laisse un silence et reprend son discours. On coupera au montage. « Couper ! » crie le cameraman une fois la prise terminée. Les bavards peuvent reprendre leur travail…

Pour le montage, nous utilisons les services de l’application Windows Movie Maker (Windows) ou VideoLAN Movie Creator (Linux) ou bien les applis de la tablette, Androvid (Android), Qditor (Android)… Plus la prise de vue est bonne, moins il y a de travail à effectuer après.

A consulter :
- Jean-Luc Coupel, La vidéo numérique à l’école - Pourquoi ?,
http://www.ac-grenoble.fr/tice26/IMG/videoChantonay.pdf
- Comment faire un film, La composition et le cadrage dans Tournage
http://www.faire-un-film.fr/tournage/composition
- CNDP, Echelles de plans, cadrage, position de la caméra
http://www.cndp.fr/crdp-besancon/fileadmin/CD90/Fichiers_cd90/ressources_pedagogiques/college_lycee/Regles_cadrage_video.pdf

Réaliser un QRCode 


QR code signifie Quick Response Code (en référence à la rapidité d’accès aux informations), technologie rendue publique en 1999, il s’agit d’un code barre en deux dimensions (2 D), composé de pixels noirs et blancs ou en couleur. Cet outil constitue une médiation numérique, et permet d’offrir des informations supplémentaires à l’usager. Il peut donc s’agir de valoriser, documenter ou disséminer des informations de façon dématérialisée et invisible ; pour accéder à une information, pour mémoriser une information ou agir.

L’avantage essentiel du QR code est sa simplicité et son universalité. Il sert à accéder à une page web, dans le navigateur normal du smartphone ou de la tablette, toutes les applications de lecture de codes savent le lire, et on en voit partout et de plus en plus. Concrètement, c’est aujourd’hui le standard de l’accès mobile à Internet depuis un document.

Plus une URL est courte, plus le code sera facilement décodé. Il est préconisé de raccourcir une URL avec un outil dédié, https://bitly.com/ par exemple.

Vérifier à l’aide de plusieurs outils et applications différentes, la validité du QR code (plus il est personnalisé, plus il est difficile à lire).

A consulter :
Tutoriel en ligne (Mediafiches – Créteil) http://mediafiches.ac-creteil.fr/spip.php?article317
Mettre en œuvre un projet info-documentaire ou de promotion de la lecture avec la réalité augmentée et les QR Cod http://www.ac-nice.fr/docazur/IMG/pdf/qrcodes_et_realite_augmentee.pdf

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[1] A l’automne 2010, à l’occasion de son exposition « Journey to the Afterlife : The Ancient Egyptian Book of the Dead », des élèves de primaires ont été invités à une réelle chasse au trésor pendant laquelle ils devaient trouver des indices dispersés dans les salles de l’exposition à l’aide de la réalité augmentée, afin de reconstituer leur propre Livre des Morts. Testing AR Gallery Explorer from Samsung Digital Discovery Centre on Vimeo.
[2] http://www.france2.fr/emissions/d-art-d-art